vendredi 9 mai 2008

Pause ventée


Les bagages sont prêts, nous repartons ... le blog sera en pause 1 semaine...

jeudi 8 mai 2008

Flan de chocolat épicé et de kiwi

Un besoin de douceur fort en chocolat... de celui épicé à effluves du Mexique...



Flan de chocolat épicé et de kiwi
Pour 2 ou 3 flans :
½ litre de lait (ou lait de riz)
150g de chocolat noir pâtissier
1 cuillérée à soupe de poudre d’amande
2 cuillérées à soupe de sucre
1 cuillérée à café de cannelle
4 kiwis mûrs
4g d’agar agar
1 peu d’eau


Faites fondre le chocolat en petits cubes dans le lait avec la cannelle, la poudre d’amande et 1 cuillérée à soupe de sucre. Délayer dans un peu d’eau froide 2g d’agar agar et rajoutez à chocolat fondu, attendre 30 secondes d’ébullition et arrêtez le feu. Passez à l’eau froide les ramequins ou coupes, mettez-y la préparation au chocolat et laissez une heure à refroidir.

Soit vous avez le temps, dans ce cas là cette partie est à faire 1 heure plus tard, sinon en route !
Faites fondre le reste de sucre dans un verre d’eau. Epluchez les kiwis en enlevant la partie dure et coupez en tous petits dés. Incorporez au sirop et faites compoter. Délayer le reste d’agar agar dans de l’eau froide, rajoutez à la préparation, faites bouillir 30 secondes et : 1/ si vous le faites quand le flan au chocolat est déjà gélifié, rajoutez une couche de compote de kiwis sur le chocolat ; 2/ mettez à part dans de petits ramequins et laissez refroidir.

Démoulez juste avant de servir en passant les ramequins sous l’eau chaude.

mercredi 7 mai 2008

Du mime...

Oui, bon c'est vrai, ce sketch n'est pas nouveau... c'est vrai que tout le monde le connait. Mais bon, j'avais envie de mettre un peu de leur humour ici... je ris au spectacle des Frères Taloche et mon rire, malheureusement, est rare.

Alors pour le plaisir facile "J'ai encore rêvé d'elle"... en espérant que vous verrez les deux zigotos lors de leurs autres exercices de mime.

lundi 5 mai 2008

Se rendre plus fort et retrouver son Ki par le Kiatsu

Je vous avais parlé de la notion de Ki et de l'unification du corps et de l'esprit chez Koichi TOHEI. Je reste persuadée qu’une hygiène de vie passe par le corps et l’esprit. Le corps et sa santé alimentaire, j’en ai parlé et j’essaye de l’enseigner à notre bout de chou comme je vous le disais. Mais j’ai expérimenté les makko-ho de MASUNAGA, pas assez (depuis un certain temps) pour être en accord avec moi-même et suffisamment pourtant pour sentir une sensation de bien-être, ne serait-ce qu’après une semaine de ces exercices du quotidien : rappel, pas plus de 10 minutes par jours.

Voici donc, pour contrecarrer les régimes saisonniers, une méthode pour devenir plus fort (et non gros) en corps et esprit reprise de « Le livre du Ki, l’unification du corps et de l’esprit dans la vie quotidienne » de Koichi TOHEI:


1/ Vitaliser le corps : pour TOHEI les exercices corporels sont importants. Il faudrait exercer de façon égale la partie gauche et la droite (il recommande les exercices d’échauffement et de préparation de l’aïkido). Les muscles oubliés seraient mis en valeur, par exemple tendre les muscles postérieurs des jambes (5 exercices similaires aux makko-ho: le B, le C, le D, le F et assis, jambes écartées/tête au milieu). La relaxation a une part importante aussi : « Tenez vous debout avec les deux bras pendant naturellement à vos côtés. En vous concentrant sur le point, secouez les mains aussi vite que possible de façon que le corps tout entier, y compris les orteils, se secoue. Arrêtez de secouer vos mains et restez tranquillement dans cette position. ».

2/ Renforcer l’esprit en l’unifiant à l’action en cours. Il est nécessaire de clarifier son esprit, de l’unifier (voir ici) et de le diriger vers l’objet de son entreprise. Et nous devons l’utiliser positivement « cessez de dire « je ne peux pas ». Quand vous entreprenez quelque chose, dites « je peux » puis faites-le. C’est la clé pour mettre ensemble l’esprit et le corps, pour faire ce que vous entreprenez. ».
TOHEI propose aussi un bel exemple pour permettre aux enfants d’être responsables de leurs actions sans même y penser : demander aux enfants de dire qu’ils s’en vont à l’école pour qu’ils unifient leur esprit à leur action et restent « prêts à diriger leur esprit en avant dans une bien meilleure position pour faire face à un danger éventuel » ou à une désorientation (sans être perturbatrice).

3/ Développer son intelligence : en cela il faut multiplier la compréhension : « Lire est la pierre angulaire de l’intellect. Occupez votre temps libre à lire des livres très différents. (…) Lisez un livre la première fois rapidement pour la compréhension fondamentale. Si vous l’obtenez, relisez-le. Cela facilitera la capacité de votre cerveau à s’adapter à une variété de circonstances et à mettre en œuvre une grande série d’informations. Votre intellect en bénéficiera. ». Puis il est nécessaire d’aiguiser notre jugement et de développer notre mémoire.

Je vous rappelle que Koichi TOHEI est aussi le fondateur du Kiatsu, massage pour retrouver son Ki : « Quand une partie du corps est désordonnée, le flux du pouvoir vital y décroit ou s’arrête et il ne peut être retrouvé par lui-même. Le Kiatsou [kiatsu] doit être appliqué – le Ki envoyé- à la partie affectée. Cet « amorçage » du Ki stimulera le pouvoir vital, améliorera le fonctionnement des nerfs et chassera le mal. »


« Le kiatsu a quelques ressemblances apparentes avec le shiatsu (soin par la pression des doigts) mais est fondamentalement différent. Le shiatsu implique de presser la partie du corps affectée. Le but du kiatsu est d’envoyer le Ki dans la zone blessée et d’activer la force de vie. (…) Si B [le patient] sent que le Ki de A [le praticien] pénètre dans son corps à partir des épaules, A fait correctement du Kiatsu. Si A presse fortement, B sentira une douleur désagréable. Tandis que si le Ki pénètre, il ressentira une sorte de douleur agréable. A doit maîtriser le kiatsu en demandant à B comment il se sent. (…) Le kiatsu peut prendre du temps, parce que, d’abord, votre Ki parfois s’écoule et d’autres fois ne s’écoule pas. Mais à mesure que vous pratiquerez, vous pourrez savoir quand le Ki s’étend à partir du bout des doigts. Vous serez alors capable de trouver la zone affectée avec vos doigts sans questionner le patient. Il faut croire au pouvoir. Le Ki s’étend quand vous croyez qu’il le fait. Croyez en le principe du kiatsu et votre confiance vous donnera du pouvoir. »



Pour améliorer un Ki faible et agité, TOHEI recommande une méditation de 10 à 20 minutes chaque soir avant le coucher…

Vous ne vous rappelez vraiment plus de ce qu’est le Ki (après avoir lus tous les billets qui en font référence, cf colonne de droite), pas de souci le voici expliqué avec une ouverture sur les arts martiaux (il ne faut pas oublié que TOHEI est un maître d’Aïkido, pour vous faire aussi une idée de cet homme, n’hésitez pas à aller et si les enseignements de l’aïkido théorique vous tentent c’est ici).

samedi 3 mai 2008

Reine d'Egypte

Sur l’étalage d’une librairie j’ai vu ce livre, "Une passion dans le désert" de BALZAC illustré par Paul JOUVE. Je ne connaissais pas le peintre/sculpteur animalier Paul JOUVE avant d’être interpellée par son illustration du « Livre de la jungle » de KIPLING et de vous livrer quelques illustrations en parlant de mes animaux féroces de l'enfance. Je ne connaissais pas Honoré de BALZAC, non, je n’ai rien lu de lui pendant mes études. Alors en regardant ce livre, nouvelle superbement illustrée, j’ai pensé à une belle lecture à la KIPLING.

Qu’elle ne fut pas ma surprise en découvrant une nouvelle très courte : une scène de domptage d’une hyène et une rencontre avec un vétéran de la campagne d’Egypte qui confit le souvenir de sa proximité, échappant à ses ennemis dans le désert, avec une panthère. Cette fascination pour l’animal, cette délectation entre le spectacle de la toute puissance animale et la peur de ne pas y réchapper m’a fait oublier un temps que le récit était tendancieux.

En suivant ces quelques jours dans la grotte en compagnie de cette bête féroce, nous sommes invités à vivre dans le désert, son immobilité, sa chaleur, ses tempêtes de sables, sa faune et ses délices…dattes gonflées… . La seule présence étant animale, la solitude humaine apparait dans toute sa noblesse : « La solitude lui révéla tous ses secrets, l’enveloppa de ses charmes. Il découvrit dans le lever et le coucher du soleil des spectacles inconnus au monde. Il sut tressaillir en entendant au dessus de sa tête le doux sifflement des ailes d’un oiseau, – rare passager ! – en voyant les nuages se confondre, – voyageurs changeants et colorés ! Il étudia pendant la nuit les effets de la lune sur l’océan des sables, où le simoun produisait des vagues, des ondulations et de rapides changements. Il vécut avec le jour de l’Orient, il en admira les pompes merveilleuses ; et souvent, après avoir joui du terrible spectacle d’un ouragan dans cette plaine où les sables soulevés produisaient des brouillards rouges et secs, des nuées mortelles, il voyait venir la nuit avec délices, car alors tombait la bienfaisante fraîcheur des étoiles. Il écouta des musiques imaginaires dans les cieux. Puis la solitude lui apprit à déployer les trésors de la rêverie. Il passait des heures entières à se rappeler des riens, à comparer sa vie passée à sa vie présente. Enfin, il se passionna pour sa panthère. »



*source Mignonne, Paul JOUVE

Le français apprivoisa la férocité de la panthère, du moins en apparence, elle jouait comme un jeune chien : « Il essaya de jouer avec les oreilles, de lui caresser le ventre et de lui gratter fortement la tête avec ses ongles ; et, s’apercevant de ses succès, il lui chatouilla le crâne avec la pointe de poignard, en épiant l’heure de la tuer ; mais la dureté des os le fit trembler de ne pas réussir. La sultane du désert agréa les talents de son esclave en levant la tête, en tendant le cou, en accusant son ivresse par la tranquillité de son attitude. »
Mais il y avait un malaise dans la lecture, une sorte de sensualité hors de propos…et les ambigüités étaient nombreuses : Mignonne, la panthère, était aussi belle qu’une femme, le français avait appris à reconnaître toutes ces mimiques et son rourou aux caresses de son invité. Une passion dans le désert peut être vue comme une passion (pourquoi n’avais-je pas compris dès le titre ?), l’unique passion de cet homme, une sensualité aboutie, sexuée… une passion quand la vie se trouve en dehors des hommes.

Il y avait bien cet incipit : « - Ce spectacle est effrayant ! » et cette accroche sur le pouvoir du dompteur : « - Connu ! –Comment connu ? ». Il m’a fallu lire la postface de Philippe BERTHIER pour mieux comprendre. Il reprend ce texte :

«(…)

Peut-être avez-vous vu dans le cirque hippodrome
Martin, l’imitateur de l’Androclès de Rome,
Entre ses deux lions s’avancer triomphant ;
Son œil fascinateur domptait les bêtes fauves,
Il entrait, sans pâlir, dans leurs sombres alcôves
Comme dans un berceau d’enfant.

Aujourd’hui, nous avons la clef de ces mystères ;
Il se glissait, la nuit, au chevet des panthères,
Sous le linceul du tigre il étendait sa main ;
Il trompait leur instinct dans la nocturne scène
Et l’animal sans force à ce jongleur obscène
Obéissait le lendemain.

Voilà par quel moyen l’Onan du ministère
Enerve de sa main l’homme le plus austère,
Du tribun le plus chaste assouplit la vertu…
(…) »

(quelques strophes du poème de BARTHELEMY, « Le Député ministériel »)

L’accueil de cette nouvelle avait été bon même pour le premier public puritain… car il n’avait pas lu entre les lignes cette obscénité des méthodes de domptage, cette infériorité de l’homme sur l’animal… et ce passage à l’acte sous-entendu. La passion charnelle comme un acte divin sans les hommes…je vous laisse découvrir le reste seuls.

Cette nouvelle me plut même si cette deuxième lecture me perturba un peu, moi qui comprends la sensualité mais peu le passage à l’acte nécessaire. Elle me plut d’autant plus qu’elle était accompagnée par les dessins de Paul JOUVE. Et puis elle a eu le mérite de reprendre la réflexion sur ce qui fait notre attraction quelque fois charnelle aux animaux sauvages. De quoi reprendre le billet sur les animaux féroces imaginaires d’une autre manière aussi. Cela ne m’empêchera pas de frissonner au rourou de ses félins, moi, connaissant le secret de ce ronronnement rauque et chaud propre aux grands félins.




*source Mignonne, Paul JOUVE (couverture de mon édition)

Vous pouvez lire la nouvelle complète ici et vous délecter du travail de Paul JOUVE très légèrement . Mignonne est à considérer comme un personnage féminin de l’œuvre de BALZAC à part entière nous dit-on. A vous de lire!

vendredi 2 mai 2008

Les parfums imaginaires *7* mai

J’ai laissé quelques jours aux retardataires du thème d’avril, les jardins imaginaires. Voici le thème de mai des Passeurs d'imaginaires, les parfums.

Parce que je mets le nez dehors, que notre loupiot aime sentir les floraisons (ou plutôt inspirer deux fois très fort le nez dans la fleur), je vous propose de :


*source

- nous faire partager vos odeurs magnifiées par le souvenir (enfance, cuisine, fêtes …)
- nous enivrer d’odeurs d’épices, de terre d’ailleurs, d’effluves si campées dans un univers ou pays (là je pense à un petit baluchon et à un top 10, mais chut, cela sera pour l’apéritif de vos vagabondages sur ce thème)
- nous amener à découvrir des parfums tenus, plein de promesses, en magasin ou dans les alambics
- nous faire visiter des lieux signifiés par les odeurs (encens, bougie dans les lieux de culte)
- nous proposer le voyage à travers des mots d’autres, des poèmes, des portraits qui vous inspirent des odeurs
- nous dévoiler la composition de vos parfums préférés ou nous initier à la composition de parfums, maison ou non
- nous inviter en cuisine avec le frétillement de l’huile, des échalotes et de l’ail… les odeurs des herbes aromatiques prises dans le jardin etc
- nous parler d’un livre à parfums (mais oui les mots inspirent eux aussi !)… "Le parfum" de Patrick Süskind… mais bien d’autres aussi


*source

- nous immiscer dans une collection de contenants, nous ouvrir les portes d’un musée aux boites de collyre et de parfums
- nous rappeler l’histoire des senteurs, de l’hygiène aux accessoires olfactifs de séduction


*source.

Comme vous le savez déjà, vous avez carte blanche… de l’imaginaire, du réel, pourvu que nous ayons l’ivresse. Vous avez jusqu’au samedi 31 mai. Bonne inspiration, et expiration…

Edit du 21/05: vous avez jusqu'au lundi 30 juin! Parce qu'il nous faut un peu plus de délai...