Un durian dans une boutique, laissé là avec pourtant des envies de l'acheter. Mais comme je vous le disais là, ce fruit est très cher et très odorant... alors je l'emporterais (ou un de ses frères) cette semaine, le décortiquerais à la maison, irais sur le champ porter les poubelles et laverais avec la même rapidité tous les ustensiles et la vaisselle qui a servi... en mangerais deux morceaux dans l’heure (très, très grosses bananes) et laisserais une autre cavité, enrubannée de film alimentaire dans le réfrigérateur pour mon amoureux, adepte mais pas trop, le plus petit, lui, aura la chance d’attendre d’avoir passé ses 3 ans !
Une balade dans le village de Saint-Paul, un déjeuner « comme à la maison » avec des fleurs, du vent et des oiseaux pas sauvages...
Voilà les vacances de deux hommes terminées… et à nouveau une maman libre et très occupée dans la journée…
Alors unbento sur le pouce, à la maison mais préparé du matin…
Pour 2 personnes : Salade macérée de petits légumes : Tagliatelles de 1 carotte, 1 courgette, ¼ de rais noir, 4 champignons de Paris, ½ concombre et une échalote + 1 noix de gingembre émincés, macérées dans 1 cuillérée à soupe d’huile d’olive, 1 cuillérée à café de vinaigre d’umébosis, 1 cuillérée à café de vinaigre balsamique, 1 peu de jus de citron. Bien mélangées et laissées à macérer même à l’extérieur (pas besoin de la mettre au réfrigérateur). Seitan à l’orge perlée et aux pommes cuites : 1 boule de seitan préparé pour la semaine (la recette est là) auquel j’avais rajouté au début de cuisson une poignée d’orge perlée rincée. Seitan coupés en tranche ce matin, poêlé avec l’orge et des tranches moyennes de pomme, arrosé du jus de cuisson du seitan. Kombucha de thé et d’infusions aux herbes assez sucré : boisson faite depuis le début de la semaine dernière, selon ce principe là, cette fois-ci au thé noir sucré et avec un fond (le jus) d’un kombucha à l’infusion de plantes Ricola (menthe, camomille, verveine, oranger, tilleul).
Et des billets en attente, sur « Dis oui, Ninon » de Maud LETHIELLEUX, « Persépolis » de Marjane SATRAPI, « Plus tard, tu comprendras » de Jérôme CLEMENT… et avec cette boite à bento venue directement du Japon aux motifs de Totoro, dont je parlais là, je rêve d’aller voir « Ponyo sur la falaise » des studios GHIBLI et plus particulièrement de ce phénoménal maître Hayao Miyazaki… j’ai eu la chance de voir l’exposition au Cinéaqua de Paris, quelques croquis préparatoires, des aquarelles… une merveille de spontanéité, de mouvement, de pertinence dans les mimiques des enfants et des paysages magnifiques. En plus, le long de l’aquarium des méduses de papier ondulent au vent, un billet engageant sur cette expo ici.
*source1 et source2 avec une petite fille inconnue (billet à lire sur l’univers de Ponyo et les effets marketings en France et au Japon)
La semaine a commencé par une histoire didactique et lue à multiples voix un soir dernier. Une heure ou deux, selon le nombre d’enfants à table (spectateurs/acteurs dont la concentration diminue tout de même avec l’arrivée de la fatigue). Une lecture en hébreu et en français, une lecture avec des arrêts pour savoir où la lecture s’est arrêtée. Oui les versions sont quelques peu différentes en style même si le fond est identique. Entre la lecture, les explications, les annotations de rituel et les différentes formes de récit, nous nous perdons tous à un moment ou l’autre de la Haggadahcomme l’année dernière. Le plateau de Seder est sorti, et les « croques dans l’eau salée » se succèdent. La veille, un ménage de la maison et surtout de la cuisine est de mise. Ce n’est pas un grand ménage de la cuisine à la Cléa et pourtant cette façon de faire me plait énormément : 1/ enlever les éléments dont nous n’avons pas envie pour des échanges ou autres ; 2/ sortir les bocaux de graines, céréales, produits d’hiver qui ne nous tenteront plus cet été et confectionner les dernières recettes… mais un dépoussiérage, un nettoyage à fond des placards et bocaux pour retirer tout le hametz (hometz) (enfin en principe… mais le multiculturalisme est là, donc les compromis aussi).
Alors la semaine se doit d’être sans orge, avoine, blé, épeautre, seigle (suivre mon explication de l’année dernière). Oublions les pâtisseries, viennoiseries, pâtes et pains du commerce. Oublions ce Mr Blop façon Makanai que j’alimentais pour bientôt (petit levain naturel au frais en attendant). Les matsot sont de sortie… et les balades au marais parisien aussi.
Cela donne des sandwichs particuliers de la maison jaune, mangés sur un banc de la Place des Vosges en compagnie de Palombes (des pigeons plus glamour, au costume violet et gris cendre, aux taches blanches comme un col de chemise, des pigeons ramiers)...
… Pain non levé de farine de maïs (et peut-être de farine de matza) avec du pastrami, du caviar d’aubergine mangé avec un bout de sandwich, un friand au fromage avec des matsot.
Au retour de la charcuterie de la même maison jaune ou de la bleue, à l’angle de la rue des rosiers et des écouffes… et quelques petits gâteaux secs avec ou sans confiture, avec ou sans chocolat (fêtes normalement là pour une diète peu grasse et peu sucrée… mais aujourd’hui, le luxe !)
Et une tourte particulière… plat traditionnel de la semaine de Pâque dans le monde ottoman judéo-espagnol, tirée du magnifique livre « Le livre de la cuisine juive » de Claudia RODEN dont je vous parlais là.
Mina de espinaka (Tourte aux épinards avec matsot) un peu modifiée 500g d’épinard en branche 1 grosse poignée de mesclun 250g (ou plus) de cottage cheese De la noix de muscade, du sel, du poivre 1 petite noix de gingembre frais 1 noix de miso 8 galettes de matza 4 œufs (+ 1 si la quantité de cottage cheese dépasse 350g)
Lavez soigneusement les épinards, essorez-les. Emincez-les en retirant les tiges dures et mettez-les à fondre dans un peu d’huile avec le gingembre épluché et émincé très finement. Rajoutez le mesclun et attendez que le mélange devienne presque pâteux.
Retirez les herbes du feu. Battez 3 œufs, rajoutez le cottage cheese et incorporez aux herbes refroidies avec du sel, du poivre et de la muscade.
Imbibez 4 galettes de matza dans un peu d’eau chaude avec le miso. Mettez-les à plat dans votre plat à gratin. Mettez la couche de garniture. Imbibez les 4 galettes de matza restantes et finissez le dessus. Mélangez un œuf battu avec le reste du miso et passez la mixture au pinceau sur le dessus en imbibant bien le tout. Enfournez à 180°C pendant 45 minutes. Servez avec de la soubressade, charcuterie crue espagnole.
Vous l’avez sûrement remarqué, les livres jeunesse que nous avons me permettent aussi d’aller de l’avant, de découvrir ou d’ouvrir d’autres portes. « J’ai grandi ici » d’Anne CRAUSAZ, simple dans son texte, propose de nombreuses autres lectures et quel plaisir !
Une graine va affronter tous les temps et toutes les saisons pour devenir un arbre fruitier.
Le style est graphique et clair. Le vent est puissant, l’eau et la neige vivantes même sans dynamique, les bestioles abondantes et comme aussi en arrêt.
Une vie d’arbre comme des diapos avec une coupe de la terre qui permet de savoir ce qui se passe au-dessus et en-dessous… Une histoire poétique, qui offre aussi une vision de nos rapports à la nature et à ses aliments.
J’ai aimé aussi ce focus sur l’arbre, reprenant sa structure en histoire.
*source de la structure de l’arbre (site à aller visiter pour plein d’autres plans)
Le fil du temps évoqué est aussi à l’origine d’une découverte des saisons et des différents éléments de l’arbre caractéristiques de chaque (les branches nues, les feuilles, les fleurs, les fruits et la notion de maturité).
Mais avant d’introduire les stratégies de l’arbre pour sa survie, notre loupiot sera sûrement mis à l’épreuve dans d’autres activités autour de la pomme là (cuisine, coloriages, chansons...)
J’inaugure ainsi la catégorie Apprentissages et éveils, remplie depuis des anciens billets qui permettent une découverte à partir d’une situation ou d’un livre.
Ils sont arrivés tous les deux en même temps et je les ai dévorés coup sur coup. « Du vent dans mes mollets » de Raphaële MOUSSAFIR et sa version illustrée par Mam’zelle Roüge. J’ai commencé par le roman.
Quel plaisir que de suivre les dix rendez-vous de Rachel, petite fille de 9 ans, et de sa psychologue, Mme TREBLA. Non pas que sa vie soit belle et lisse mais bien pour tous ses travers, ses questionnements d’enfants, ses situations ambigües avec le monde des adultes. En parlant de son quotidien et surtout de ces prises de position, Rachel se moque, s’interroge, se cabre.
Nous pourrions y voir juste une virée dans cette enfance que quelques uns ont connus (et dont ils se reconnaissent), des blagues téléphoniques pas drôles sauf pour des gamins, des envies de faire partie du groupe, des jouets chargés de souvenir (Barbie et Ken, Musclor), les coupes de cheveux imposées. Et c’est vrai que l’auteur a un vrai talent pour nous inclure dans cette époque souvenir, ressenti. Mais le plus important reste pour moi ce qui fait la fragilité de l’enfant. Par la parole de Rachel, par ces envies aussi de provoquer sa psychologue, le malaise de l’enfance trouve toute sa place : un manque d’autonomie provoqué par les peurs de la maman, une non-affirmation d’un corps à soi. Son corps lui appartient, n’appartient qu’à elle, souligne Mme TREBLA. Un dégoût aussi d’un corps dont on ne maîtrise pas la représentation, des avis si adultes que la situation n’en devient pas plus facile. « Et moi je sais très bien qu’un physique spirituel, c’est un physique qui a plus d’esprit que de beauté et que si j’avais eu un physique plus beau que spirituel, on n’aurait pas été deux à mon goûter d’anniv’. » Une honte de ses parents, du physique d’une mère trop enveloppée, des propos non écoutants d’un père avec son penchant à la violence, sur soi et sur les parents. Quand il y a malaise, les bases de la vie quotidienne de l’enfant se veulent anéanties : être orpheline, se venger…
Toute l’éducation se trouve aussi cristallisée : un emploi de terme affectueux quand le parent assène des méchancetés et jugements sur son enfant, un pouvoir absolu sur la bienséance, une violence des propos et des allusions imagées pour arrivées à leur fin (des vers de terre trouveraient domicile derrière les oreilles sales des enfants), une écoute parentale non attentive voire même indifférente « […] l’embêtant avec les parents, c’est qu’on a pas le choix : on est obligé de penser comme eux, sinon, on va dans sa chambre immédiatement. » des activités enfantines imposées à l’école comme une occupation et pas forcément un éveil ou une construction de soi (autoportrait argumenté et dénigré), des amitiés fortuites et non gratuites.
Rachel parle de la politique en ne prenant que les jugements premiers assénés par les adultes, de la mort comme d’un état, le plus important de la vie, le plus dur aussi parce qu’il est le seul moment où nous ne sommes pas conscient de notre situation réelle, de la différence comme d’une notion fugace mais bien réelle, historique et aussi présente au quotidien, de la sexualité naissante comme d’un malaise des sensations, comme d’une gène et d’une envie, de la mémoire des adultes comme de petits moments égarés sur des photos en prise avec une phrase comme un épitaphe. Une acuité et une innocence, une pertinence du regard et une méconnaissance, le tout servi par une impertinence du langage (voire du propos pour certains bien-pensants).
(ce passage me rappelle bien des souvenirs aussi... relation sexuée entre Barbie et Ken, violence d'un malentendu entre enfance et adulte retranscrit aussi en violence sexuelle et pourtant quasi voulue)
Je me rappelle que c’est Cathulu qui m’avait interloquée là et le billet de Lily n’a fait que me convaincre ici.
La version illustrée ne m’a pas interpellée de la même manière, et pourtant c’est la même histoire (ou presque), à quelques simplifications et personnages près. Quelques détails plus sombres n’y sont pas relatés, le rapport à la mort y reste une image et non une situation tactile. Ce livre/BD avait-il la volonté d’être aussi pour les enfants ? Peut-être pour accueillir les lecteurs encore plus jeunes. C’est possible et cela expliquerait les quelques petites simplifications. Mais l’atmosphère est là. Les dessins, découpages, mises en scène de Mam’zelle Roüge offrent même une autre vision de l’histoire. Comme une porte ouverte sur les images de l’enfance. Des paper doll, poupées en carton à découper et à habiller, mettre en situation…. Si vous en avez la nostalgie Ribambelles vous ouvre ses tiroirs là et vous invite à la découpe. Du papier peint qui marque un lieu, un tissu qui soutient un état d’esprit. Des amalgames imagiers surprenants. Nous retrouvons aussi tout ce qui peut nous interpeller en tant qu’adulte, un imaginaire, des jeux de vue, des rébus, des caricatures de points de vue pour ouvrir la lecture (portrait d’inculpés, podium, décor de rue comme du carton pâte… tout ce qui peut rendre cette lecture aussi intéressante à un second niveau. Au final, les émotions sont là. Ce livre illustré est pour moi la porte d’entrée au roman. Plus de pages ouvertes ici.
C’est intéressant de savoir que cette histoire était une pièce de théâtre, est passée à l’écriture comme un roman et se poursuit en images enfantines comme de multiples facettes d’une réalité : les mêmes mots et pourtant des visions sensiblement différentes. Pour vous faire une idée, n’hésitez pas à visionner ces extraits de la pièce de théâtre interprétée par Raphaële MOUSSAFIR elle-même et à suivre le parcours de cette œuvre chez Lily… la page ouverte à l’auteur, celle ouverte pour la collaboration avec l’illustratrice en suivant ce lien là et en allant sur le blog de Mam'zelle Roüge ici.
Merci encore Lily pour ses lectures. Douces et amères comme j’aime. Ce malaise dans l'amitié enfantine, ce sentiment de n'être pas belle, forment un pont avec des lectures jeunesse magnifiques, entre autre "Pas belle", "Le nuage" de Claude K.DUBOIS ou encore "Cassandre" illustré par cette auteur et écrit par Rascal ou encore les collaborations avec NORAC (j'en reparle bientôt).
Je me demandais tout de même si je ne devais pas travailler sur ma tendance à la procrastination : « Cette attitude, caractéristique du comportement passif-agressif, consiste en une forme de résistance passive à toute fourniture de performance, qu'elle soit personnelle, sociale ou professionnelle. » Mais je crois que loin d’une performance, ma vie est faite de nombreux défis, petits et grands, que j’ai envie de mener, à bien, sans jugement, ni attentes d’autres parts. J’avais par-là même mis de côté ce TAG de Rose quand pourtant je trouvais l’exercice agréable… alors ni une, ni deux… pour me faire pardonnée d’être en retard pour le PIF…
*mon créateur d’arc en ciel en crystal de Swarovski qui avec un rayon de soleil créé un mouvement de lumière dans la pièce
Jamais sans envies créatrices … les doigts me démangent, les crayons de couleurs, les tubes de peinture, la terre glaise, les feuilles, les carnets, l’encre, les pinceaux…. J’ai… un peu, beaucoup, … enfin ce qu’il faut pour démarrer… alors un jour ils commenceront et ne s’arrêteront plus.
Jamais sans un minimum de désordre dans mon intérieur… jusqu’à ce que le ménage de printemps devienne celui de l’automne de ma vie… alors là les objets partiront où ils seront les mieux accueillis, décorations, livres, meubles, tableaux etc… (sauf un nécessaire)
Jamais sans un minimum « fait maison »… de l’alimentation en perpétuelle évolution (graines germées, aux boissons dites miraculeuses, kéfirs d’eau, de lait ou Kombucha, pains, protéines végétales, seitan ou tofu) ; des produits d’entretien ; d’une envie de potager et de composteur (lombricomposteur).
Jamais sans un thé (donc jamais sans quelques feuilles fermentées ou non) et un zhong. J’ai besoin de cette boisson comme pour démarrer un temps de sérénité.
Jamais sans toucher les statues des jardins publics, sentir les roses, jacinthes ou pins.
Jamais sans un livre, pour se recentrer. Je pourrais ne pas avoir de roman, du moment que j’ai un livre pour m’aider à faire continuellement un travail sur moi (encore heureux, certains auteurs mêlent le fictif et la philosophie de vie).
Jamais sans une propension à croire que je dois me préparer à vivre dans une yourte en locavore, sans moyens si ce n’est ceux que j’aurais mis à profit pour me former à vivre à la dure, avec un nécessaire pour me nourrir, me vêtir, me guérir etc…
Jamais sans couleurs, je les trouverais partout, dans les tissus, les minéraux, les végétaux…
Jamais sans une certaine forme de gymnastique pour reprendre le corps, sentir les muscles, tendons et os et retrouver ses sensations… des makko-ho
Jamais sans envie, de découvertes, de passions naissantes, de rencontres, de partages, d’échanges
Jamais sans prendre une once de lumière pour en faire un arc-en-ciel à ma manière… un petit, minuscule… mais présent.
Et oui, nous sommes bien chez un juif et une flexitarienne (soit très tournée vers le végétarisme) et nous allons entamer ce jambon sec de porc noir, cadeau venant tout droit des séchoirs des aldules dans le pays basque. Il faut bien avouer que nous aimons ça… mais ce n’est pas casher (kasher, cacher etc.) !
Bien sûr, certaines protéines sont interdites dans la loi alimentaire juive et pour tout le monde la première prescription est le porc, viande interdite par excellence, point commun avec la règle hallal de l’islam. Je ne vais pas revenir sur ce qu’est la kacheroute, si cela vous intéresse vous aurez des éléments là.
Je voulais revenir juste sur l’interdiction du porcin… animal dit affreux, qui peut manger ses déjections… porteur de tous nos mots (sale comme un cochon etc..). Oui mais bon… je croyais plus à une interdiction correspondant à des règles d’hygiène révolues pour des raisons de transmissions de parasites, de ténia…. Oui mais voilà, en recherchant mieux, je tombe sur cela, extrait de l’excellent « Le judaïsme pour débutants » de Charles SZLAKMANN…
« De même que la Torah impose des limitations à l’instinct sexuel, l’instinct de conservation (nourriture) est lui aussi strictement réglementé.
Les règles de « cacherouth » sont autre chose que des règles d’hygiène !!!
Les règles alimentaires n’ont rien à voir non plus avec un dégoût quelconque… des nourritures interdites… bien au contraire, puisque le judaïsme, morale de l’autodiscipline, reconnait parfaitement la puissance de l’instinct. »
*source (parce que scan et non une de mes photos floues)
"Toutefois, rapporte le Midrach… si vous ne respectez pas MES commandements, c’est-à-dire votre spécificité humaine, vous descendrez plus bas que l’animal !
Mais toutes les viandes ne sont pas autorisées. Parmi les mammifères, seuls sont cachères les - Quadrupèdes - Ruminants - A sabot fendu Ex : bœuf, mouton, etc. Tous ces animaux sont herbivores. Ceux qui ne possèdent que l’un ou l’autre de ces signes, ou ni l’un ni l’autre, sont interdits. »
Le porc ne serait pas interdit seulement par hygiène, pouvons-nous tout de même revenir sur ce principe alimentaire ? Le texte en lien ici indique que non, même si les surveillances vétérinaires sont très bonnes, cet interdit est tenace et pour une bonne raison, le sens même de l’acte de s’alimenter pour les juifs. En référence au « Manger le livre » de Gérard HADDAD, Monsieur PILCZER nous dit que « pour les juifs, l'acte de manger, c'est en quelque sorte humaniser le monde. En effet, les aliments que l'on ingère vont se transformer en énergie et en chair humaine […]. La conséquence pour un Juif, c'est qu'il doit être attentif à ce qu'il absorbe, parce qu'il va l'humaniser, et même le " judaïser ", en quelque sorte. Par ailleurs, le porc en hébreu se dit h'azir, de la même racine que le verbe h'ozer qui signifie : " Je retourne en arrière ". »
Mais n’est-ce pas là aussi une interprétation désuète de la Torah ? Le commentaire de Klafooty sur un forum religieux en lien avec le porc interdit dans la religion islamique m’apparait une belle voie. Lire le texte sacré et le comprendre n’est pas la même chose. Ce commentateur serait plus pour des paraboles permettant de préserver la religion, voir ici.
Alors, nous mettons de côté cette règle sauf en tant de fêtes religieuses et nous sortons le sac à jambon en singalette (bon, bon, il n’a encore jamais servi) parce que tout de même dans le cochon tout est bon…
Juliette NOURREDINE, « Tout est bon dans l'cochon »… parce que je ne peux me passer de cette chanteuse et que l’autodiscipline juive porte aussi sur d’autres points.