vendredi 23 mai 2008

Autre forme de pause

Nous repartons. Cette fois-ci nous allons dans le sud, là d'où vient le milla (mais non pas la danse, le gâteau!)

... avec un grand jardin et le reste d'une partie de ma famille...
Le blog sera en pause une semaine...

Les pensées des enfants dérangent

Quand notre petit crapouillot nous a fait parent, j’ai dû assumer mon rôle de référent. L’éducation, poser des limites, respecter, ouvrir le champ des possibles, soutenir comme un tuteur à une plante, voilà ce qui nous attend (entre autre). J’ai toujours trouvé que les livres pour enfants apportent un plus. Loin de n’être qu’un divertissement, ils ont des atouts formidables. Ils aident tout d’abord à s’approprier la langue maternelle (ou les langues), par ce jeu du langage, des jeux de mots, les images adaptées ou justement décalées, l’enfant se confronte avec ses modes de communication. Du babillage à un vocabulaire plus fourni mais aussi des gestuelles. Ils permettent de recentrer les parents sur le temps à consacrer aux enfants : lecture à voix haute et lecture interactive. Et puis ils sont là pour ouvrir le champ des émotions, le questionnement et les valeurs.

Je fouine, cherche, fouille, tout ce qui peut être lecture jeunesse essentielle. Les livres qui parlent d’un thème fort, sensible, un peu atypique ou carrément tabou. Ces livres qui permettront de communiquer sur des valeurs mais plus encore qui commenceront le chemin pour se forger (eux même) un esprit critique, un questionnement adapté à leur âge. Ma famille trouve que les livres dans la bibliothèque du petit loup ne sont pas de son âge, ou pire, proposent des thèmes dont il ne faut pas parler. Je dois lui concéder que certains thèmes, durs, viendront petit à petit mais je n’ai pas envie de mettre de censure sur un sujet, à partir du moment où son traitement est intelligent et non cloisonnant.
Alors j’ai acheté « La visite de la petite mort » de Kitty CROWTHER dont je parle , Lily m’avait harponnée et Sylvie continuait ici via un autre beau livre, « Le canard, la mort et la tulipe » de Wolf ERLBRUCH, . Et puis « L’enfant silence » de Cécile ROUMIGUIERE et Benjamin LACOMBE dont Lily parlait si bien .
En attendant je voulais vous parler d’un autre coup de cœur « Gisèle de verre » de Béatrice ALEMAGNA.


Très beau livre-objet, illustré de découpages, coloriages, dessins ou calques, permettant à chaque fois une illustration simple et une plus métaphorique. Nous y découvrons une enfant née de verre, attrait de toute la population car nous pouvons lire en elle littéralement.



Toutes ses pensées sont offertes à son entourage. Seulement après l’attrait, elle est expulsée parce que ces idées et réflexions ne sont plus aussi douces qu’avant et va partir par le monde chercher accueil.
Cette histoire se relit avec plaisir et soulève de bien nombreuses questions. Le refus d’être confronté aux désarrois des humains, même nos proches. « Celui qui écoute la vérité n’est pas inférieur à celui qui la dit » de Kahlil GIBRAN en est le fil conducteur. Plus insinueux, le refus de considérer les enfants comme des personnes confrontées elles-aussi à des prises de conscience fulgurantes mais aussi en dehors de cette étape du développement normal, refus de croire qu’un enfant ne vit pas dans une bulle ouatée, pleine de rêves, d’insouciance. J’y vois aussi cette malsaine attirance des foules pour les êtres hors norme, une foire à monstres. De normes physiques nous en sommes aux normes de non-handicap ou psychologiques (sans compter les raciales toujours à la dent dure !). L’autre fait peur et le regarder en face, le respecter n’est pas encore évident !

jeudi 22 mai 2008

Petit déjeuner envouté

Pour répondre à Miss PetitbazardeBetsiléo sur nos petits-déjeuners de star.

Ce matin, je me suis réveillée avec des images du Japon plein la tête. Hier nous avions du monde, de ces personnes chères à mon coeur qui font une atmosphère de connivence, de bien-être... de la famille mais aussi bien plus. Nous avions commandé à deux restaurants japonais différents: pour nous régaler de spécialités de poissons crus et d'anguilles grillées.

Nous avons bu un Oolong Yu Zhe, au zhong. Vous savez ce thé tétard. Nous avons dégusté à même le zhong, chacun notre tour, choisissant un convive différent pour débuter chaque nouvelle infusion: une dégustation tournante. Chacun a senti le couvercle, reconnu l'infusion qu'il préfère. Mon frère, la première, plus sucrée, les autres, la seconde et la troisième, plus ample. Et nous nous sommes éloignés de Paris par les images qu'ils ont rapportées: des jardins, des temples, des jardins, des temples, des jardins, des temples (entre autres nombreuses choses)... et que c'était beau.

*source photo Astrid&Yuh

Alors ce matin, ce fut au zhong la énième infusion du Yu Zhe de la veille, avec un reste de unagi-don (anguille grillée sur riz vinaigré) : avec les images encore en tête de bar à sushi et de petits bistrots, j'avais l'impression de rentrer dans la bande dessinée du "Gourmet solitaire".

Mais mes petits déjeuners changent presque tous les matins. Assez copieux souvent mais sans vrai point de repère si ce n'est un thé. Et encore rârement le même, rârement bu de la même manière, rârement de couleur identique: parfumé, noir, vert, blanc ou bleu-vert. De crus honorables ou de petits torréfacteurs de quartier...

Il m'arrive de retourner à des souvenirs d'enfant chez ma maman, avec la planche à tartine Sarah KAY et le petit châpeau à l'oeuf coque ou de la suivre dans d'autres influences, macrobiotiques, avec la soupe miso ici. Il m'arrive de me croire aussi au Japon (encore une fois) avec un chôshoku. Je peux aussi pour me redonner de l'énergie faire une crème budwig.


Le plus souvent cela s'accompagne d'une ouverture en grand des fenêtres, par n'importe quel temps (il m'arrive de greloter un peu en prenant ce petit remontant), tout cela est maintenant plus nuancé avec le petit loup, bien sûr.

Dans l'idéal ce serait de sortir d'office (une marche d'au moins un quart d'heure, alliée aux transports en commun lors d'une vie active, liée à la balade avec le petit autrement)... et je reviens fatiguée, dégoulinante, quelque peu sereine, avec encore plus d'envie créatives (qui resteront le plus souvent dans la tête) à jamais moi et aucunement star!

*source photo: Astrid&Yuh

Et dire que leurs premiers petits-déjeuners, un chirachi, fut pris très tôt avec un footing dès leur descente d'avion... je leur laisse le footing, je prends ce qu'ils laissent sur la table.

mercredi 21 mai 2008

Intertextualité remerciée

J’ai pris le parti, il y a environ un an, d’être « partenaire » avec un vendeur culturel sur internet. J’y voyais un moyen visuel d’en savoir plus sur un objet culturel dont je parle (quelles sont les autres œuvres de l’auteur ? des commentaires de lecteurs etc…) Et puis, cela permettait d’avoir une photo de la pochette, choix d’édition qui marque le début d’une lecture. Je ne voulais pas les photographier mais vous choisir mon image liée à mon ressenti, clin d’œil, le plus souvent, d’après lecture.

Alors qu’est-ce que cela m’apporte de faire de la publicité : et bien un petit avantage. Il faut tout d'abord bien remarquer que je ne souhaite que cette publicité là: je suis tellement désapointée par les images pop-up qui traversent la lecture de mon média. Les adresses et autres noms donnés ici sont, eux, des choix sans aucune contrepartie, sauf de partager de bons plans (de qualité). Mais revenons à mon partenariat. D'une part, j'aime imaginer certains passagers de mes humeurs aller plus avant et suivre mon intertextualité (superbe terme qui me vient de cette chère Holly Golightly, si perspicace et si entière). J’ai l’impression d’un partage plus poussé, sans pousser (justement) à la consommation, quoique. Et puis, comme une cerise sur le gâteau, que j'imagine être une contrepartie à un billet bien argumenté et alléchant, ceux qui achètent par ce biais là me permettent de récupérer 5% de leurs prix d’achat en avenant chez mon vendeur culturel par internet.
Ainsi ceux qui ont commandé depuis l’année dernière en cliquant par chez moi m’ont offert deux livres et je voulais les en remercier :
« Le maître de la laque » d’Ariane BUISSET recommandé par Arlette avec qui des partages forts intéressants, spirituels, littéraires, éducatifs et artistiques, se tissent. Série de contes énigmatiques qui nous amènent à sortir de nos coquilles caractérielles, comme un pendant ludique (et zen) à l’initiation de Fabienne VERDIER dont je vous parlais . Pour vous faire une idée avant mon ressenti, le site d'Ariane Buisset


« Poser des limites à son enfant, et les respecter » de Catherine DUMONTEIL-KREMER. Parce que ce n’est pas évidant, parce que nous, parents, sommes en proie à la réaction spontanée et non à la réponse appropriée. Parce que l’intuition nous fait défaut quelque fois et que nous cherchons à trouver les ressources propres à chaque âge de l’enfant. Et parce que cette femme est spécialiste en techniques de communication interpersonnelles et éducatrice Montessori, n'hésitez pas à aller sur son blog.

mardi 20 mai 2008

Oui petit d'homme, le vent

Bon, pour tout vous dire, notre petit loupiot (son âge est tout en bas de cette page) ne regarde pas la télévision... mais il adore les clips musicaux de danse ou de dessins animés.
Je n'ai pas de fascination pour l'univers Disney, j'aime sa diversité moins sa miévrerie assez régulière. J'ai, par contre, énormément d'intérêts pour ses sources artistiques. Cependant quelques passages musicaux, entre autre de ses films/dessins animés, reviennent à la demande intense du petit d'homme..."core, core"... mais oui mon amour, encore.
Alors parce que sa demande est assez fréquente, j'en mets certains sur ce média (plus accessible... oui bon ouvert très souvent dans la journée), pour lui... et puis aussi pour l'enfant en moi (avec sa part d'innocence ou d'insouciance présumée)... et peut-être pour vous.

Un peu de Pocahontas, pour qu'il peigne en mille couleurs l'air du vent ....

Des exercices sur la voie de l'encre

Comme je vous l’ai précédemment dit, je tente de (re)trouver un état serein et de cheminer sur la voie de l’encre. « Avec son chemin du thé, elle est sacrément en déroute celle-là », pourriez-vous vous dire ! Et bien justement, je crois que tous ses chemins font partis du même… un ressourcement intérieur, un état de concentration, de méditation (future), une unification de mon corps et de mon esprit…et cela passe par l’alimentation, le thé comme art de vivre, la calligraphie, le Ki, le sumi-e etc…

Avant de vous proposer un billet plus complet (et plus personnel) sur le sumi-e ou voie de l’encre, j’avais envie de vous donner quelques bribes ici et là, pour pourquoi pas délier les mains de certains, être moteur de ce mouvement de broyage de l’encre et avoir l’impression de ne pas être seule.
Oui, oui je vous devais un billet sur les quatre trésors du cabinet de travail (papier, pinceau, pierre à encre et bâton d’encre). Je pense qu’il verra le jour quand le bâton d’encre sera sorti en plus de mes pinceaux. J’espère bientôt.

Le sumi-e, voie de l’encre, est une technique de dessin monochrome japonais à l’encre, anciennement appelé suiboku-ga, prise de Chine par les moines bouddhistes au 14ième siècle. La technique du pinceau est identique à la calligraphie : il faut s’occuper à l’exécution des traits, à la simplification pour trouver la vitalité, et non à la recherche des éléments extérieurs comme la couleur ou la composition. Alors pour ceux qui veulent pratiquer car ils ont déjà exercé leur coup de pinceau et acquis leur Ki, voici des exercices vidéos, étapes par étapes…

Je les ai trouvées sur un superbe site, Le Japon chez vous, mais dans un ordre pas facile à retrouver…et j’aime les enseignements de Kazu Shimura, pour ce rapport à notre occidentalité (son sumi-e est un peu plus réaliste alors pour les débuts c'est mieux) ! Je ne peux que vous engager à lire son site de suibokuga et sumi-e (en anglais) dont les images ci-jointes sont tirées:


Alors voici les 23 leçons :
n°1 pour débutants
n°2 oiseau et érable
n°3 scarabée et aubergine
n°4 pivoine
n°5 tigre
n°6 lys
n°7 chien technique Tarashikomi
n°8 iris
n°9 chrysanthème
n°10 camélia
n°11 rose
n°12 poisson
n°13 orchidée
n°14 belle de jour
n°15 nuage
n°16 hortensia
n°17 mer et crabe
n°18 prune
n°19 couper un chat
n°20 geisha en kimono
n°21 cerisier en fleurs
n°22 moine zen à la sieste
n°23 dernière leçon (Cross terrine de sumi-e)

pour vous donner une idée, aubergines et scarabée