mercredi 7 novembre 2007

Sereine, sereine, sereine...à force peut-être

Il y a des moments où j’aimerais être aussi sereine que certains petits détails de ma journée :

Du haut de la tête…au pied :

Une friction Roi-lion pour un cuir chevelu trop émotif ( j'en parle mieux ici)
Une version maison de celle proposée par Marie LAFORET dans « Mes petites magies »


Soit ½ litre de rhum bon marché (blanc ou ambré)
5 gouttes d’huile essentielle de thuya
5 gouttes d’huile essentielle de cyprès
5 gouttes d’huile essentielle de thym
3 gouttes d’huile essentielle de carotte
Frictionnez le cuir chevelu avec des cotons imbibés, partie par partie.

Des pieds à la chinoise (loin des pieds bandés traditionnels) :

sorte de tongs à semelle de bois (et non des zori et encore moins des geta japonaises) et des tabi (qui doivent avoir un autre nom chinois) …

En passant par le système digestif :



De l’eau miellé et de l’aloe vera…parce que oui pour le système immunitaire et comme régulateur du glucose, c’est bon…Je ne suis pas le Père Lustucru et l’aloe vera ne semble qu’une gentille fantaisie pour moi mais je devrais vraiment prendre soin de moi avant que mon corps dise non !


Ce n’est pas la pulpe de celui-là…je le réserve pour un masque de peau…

A moins que vous ne vouliez une eau pétillante avec de l’umebosis légèrement sucrée (une version plus agréable de ma prune gobée seule ) comme Vénezia nous le propose .

Et l'esprit:


Une TRES bonne nouvelle officialisée : nous sommes invités au mariage de ma cousine adorée …en janvier (c’est un peu court ! Non ! Je vous assure que pour un moment de bonheur il n’y a qu’une préparation à faire : inviter les êtres chers !)
Notre mission sera de canaliser le vent qui les emmènera vivre la saison des sakura dans le pays d’origine!

mardi 6 novembre 2007

Milla à la citrouille, du Périgord en bouche

Voici une recette que ma grand-mère paternelle me faisait petite. Un souvenir d’une enfance pas encore trop abimée et aussi et surtout une nostalgie de cette région périgourdine…Khassiopée m’émeut parce que c’est de celle-là qu'elle parle




*source photo de Villeneuve/Lot

Recette tirée d’un livre de cuisine paysanne et régionale: La cuisine paysanne en France, "Les Secrets des Fermes en Périgord Noir" de Zette GUINAUDEAU-FRANC.

Milla à la citrouilleRecette périgourdine de Mme A.CARRIER
850g de citrouille râpée
125g de farine
125g de sucre vanillé (voir moins)
3 œufs
½ paquet de levure

Cuire à l’eau les morceaux de citrouille avec une pincée de sel. Egoutter les morceaux dans une passoire avant de les écraser. Mélanger la purée, le sucre, la farine, les œufs, la levure et une autre pincée de sel.
La pâte doit être coulante, un peu plus épaisse que la pâte à frire. Versez l’appareil dans un moule à tarte assez grand, huilé, fariné. Il ne faut pas que la pâte ait plus de 1.5cm à 2cm d’épaisseur.
Four chaud 45 minutes, ne pas ouvrir le four avant les 20 premières minutes. Quand la pointe du couteau enfoncée dans le milla sortira propre, il est cuit. Démouler froid, servir saupoudré de sucre vanillé.


Voici la part du petit fantôme (et l’occasion de vous montrer la fine épaisseur !). N-Talo nous propose une autre recette de milla à la citrouille .

Index cuisine

Pour ma maman et Astrid qui m'appellent pour retrouver une de mes recettes ou une de mes idées culinaires loufoques, voici la liste... Sachant que maintenant mes recettes sont sur mon autre blog Apprendre un autre alphabet alimentaire, l'index des recettes par plats est ici.




*source Seth B. Minkin, "The Big Bento"

Des Recettes:

Petits-déjeuners :
Chôshoku
Crème Budwig à la Kousmine façon maison
Crème de riz à la banane et à la caroube
Soupe miso (rapide ou non, avec ou sans mochi) cf entrées

Entrées :
Aubergines au yaourt à l'indienne
Betterave cuite aux amandes et à l'huile essentielle de géranium rosat
Caviar d'aubergines
Coleslaw de céleri rave, carottes, abricots secs et umébosis
Crèpes de grande consoude (ou soles meunières végétales)
Flan d'artichauts et fèves
Flan d'aubergine et fromage frais
Muffins de mescluns et de poivron rouge
Radis noir à l'huile de sésame et au shoyu
Rillette au thon, olive, algues et herbes aromatiques
Salade de céleri branche cuit à la turque (Apyo)
Salade de chou-rouge, carotte, graines de fenouil et raisins secs
Salade de concombre en variation alimentation vivante et sauvage
Salade d'endive, de radis rose, noix et algue nori
Salade de radis noir, chèvre frais et miel
Salade fattouch libanaise
Salade rose de tomate et pamplemousse rose
Soupe à l'oseille, poireau, topinambour, courgette et amarante
Soupe de brocolis et courgettes
Soupe de carottes et de clémentines
Soupe de carottes, patate douce et lentilles
Soupe de haricots verts et mâche
Soupe de potimarron aux pois chiches façon Valérie CUPILLARD
Soupe de poivron rouge et betterave (vampire!)
Soupe miso et mochi
Soupe miso rapide
Soupe de quinoa germé aux racines
Taboulé de quinoa aux algues
Tartare de crudités et scones au poivre
Terrine de carottes au fenouil, sauce miso, tofu et noix

Plats principaux :
Aloo gobi aur mater (curry de chou-fleu, pommes de terres, tomates et petits pois)
Aubergines légères au sésame noir et leur tofu au miso persillé
Bamia bel tamarhendi (gombo au tamarin à la syrienne) selon Claudia RODEN
Cheese cake de chou-fleur, millet et roquefort
Courgettes au poisson, au tamarin et aux amandes
Crèpes de pois chiches fourrées aux légumes et lentilles épicées
Encornets aux poireaux à la sauce verte et aux pignons
Epinards au yaourt et herbes aromatiques
Flan de chou-fleur au millet
Galetes de petits pois et steak haché
Gâteau de chou-fleur
Gomadare (salade de vermicelle de riz japonaise)
Gratin de céleri-rave et potiron façon Absolutely green de Virginie
Gratin de courgettes au poisson façon Cléa
Gratin rose de légumes (courgettes, aubergine et betterave)
Haricots rouges germés et digestes au shoyu
Légumes crus marinés "stir-free" selon Cru dans le Bec
Mina de espinaka (tourte d'épinards, cottage cheese et matza)
Mochi (accompagnement)
Nituké de pousses d'épinard et de feuilles d'ortie (accompagnement)
Pain perdu salé/galette de légumes
Salade ébouillantée de carotte, potimarron et épinard (accompagnement)
Scones de flocons d'avoine aux herbes et algues
Seitan (gluten de blé remplaçant de la viande)
Soupe de réconfort, carottes, patate douce, lentilles au tofu et nori
Tagliatelles de courgettes à la sauce miso douce et sucrée
Tartare de saumon mi-cuit au citron, petits légumes et huile essentielle de basilic
Tartare de thon au concombre
Tarte à la ratatouille
Tarte aux légumes verts et herbes et pâte à quiche à en mourir
Tarte au mesclun
Tarte aux courgettes et pâtisson vert
Tarte aux poireaux et à la purée de noix de cajou de Flo Makanai
Tatin de tomates et poivron rouge à l'huile essentielle de fenouil de Valérie CUPILLARD
Viande hachée à la tomate et aux abricots secs (pour enfants ?)
Zoni maison (bouillon de légumes et poissons japonais)

Sauces/Condiments :
Tofu et tamarin
Salicornes en conserve
Pistou de théophile avec les feuilles d'un sencha infusé

Goûters:
Beignets de fleurs d'acacia (robinier)
Cookies à la betterave et à l'orange
Pain d'épices amande, fleur d'oranger, cannelle
Pain d'épices noix, cardamome

Desserts :
Carpaccio de nectarine, sauce semoule et yaourt et fleurs de pensée comestibles
Clafouti délicieux aux raisins de Flo Makanai
Crème à la rhubarbe
Crumble de mirabelles aux kakis et amande
Entremet sucré de blettes aux abricots secs, à la poudre d'amande et aux pignons de pin
Flan de chocolat épicé et de kiwi
Flan de rhubarbe mi-crue
Gajar halava (halava de carottes)
Gâteau crémeux à la rhubarbe
Gâteau crumblé de patates douces aux abricots et leurs amandes et huile essentielle de petits grains bigarade
Halava indien de semoule aux pistaches et abricots secs
Lacté de tilleul
Milla à la citrouille
Sablés danois
Tarte rhubarbe et banane avec pâte sablée vanillée et tilleulée


Boissons:
Smoothie banane et betterave rouge de Crystal



*source Carole R.MOORE

Des bizarreries :
Banh-lot
Boite à bento
Durian
Fleurs comestibles
Graines germées (comment démarrer)
Huiles essentielles comestibles (comment démarrer)
Longane
Mamekan
Manjû
Miso
Shumai
Suribachi
Umebosis, mébosis, umeboshi, naki ume, ume
Unagi-don
Yukan (matcha ou mako)

lundi 5 novembre 2007

Cuisine de sorcière prête à se dévoiler...en partie

En suivant N-Talo et ses enchantements botaniques, je vais dépoussiérer ma cuisine de sorcière à des fins blogistiques.

Je ne vous montrerais pas encore tous les ingrédients bizarres de mes contenants normaux ou incongrus mais photographierais quelques objets...particuliers.


Humeur du soir pour Mam Zigouis: poudrée à la poussière de boites à thés, une gorgée, et je suis prête pour me plonger dans le lit étagé...

Si vous voulez aussi vous dévoiler en dépoussiérant votre cuisine, c'est ici...

Rajout: et voici mon déballage...

Aucune culpabilité

Ce soir-là, ce n’était pas une soirée en tête à tête avec mon homme…mais une soirée avec ma copine, Lucie.
Elle avait tout manigancé ! Mais c’est sûr : elle a une imagination créatrive à toutes épreuves…

Je me suis retrouvée dans un petit théâtre (trop petit pour nos jambes !!) à regarder cette comédienne se démener avec un événement bien connu de nous-deux : la maternité dans Toutes coupables! Enceinte, jeune maman, femme active : tous les questionnements d’une femme qui veut être la meilleure mère possible et se veut aussi femme. Pour notre première soirée filles depuis notre accouchement réciproque le thème était fabuleux. Aucune gène à parler de ce bouleversement dans nos vies et tous les inconvénients liés…nous, qui suspections de superficialité toutes les femmes devenues trop mère, ne parlant que de leur chérubin chéri et des suites de couche, avons pu tout à loisir faire de même sous couvert de parler de la pièce.




Bande Annonce Toutes Coupables
envoyé par Kmyna

La vision de la meilleure mère ou la propriété publique de notre gros ventre, le choix du prénom, les premières sorties après, l’accouchement, plein de moments scéniques nous ont plu. Je recommande avec mise en abime ensuite...site internet



Je ne fais pas (encore) mon pain, je ne vais pas chercher le lait à la ferme et ne cueille pas des champignons dans la forêt…(il faut voir la pièce pour tout saisir)…mais c’est vrai que rester avec notre petit loup me permet des moments d’attention tout particuliers. Cette pièce a le bonheur de rire de nos culpabilités, comme première sortie fille ce fut un réel moment de joie. Sans oublier qu’aller plus loin dans les réflexions est intéressant : je ne suis pas une meilleure mère parce qu’à la maison. Oui je ferais ce billet sur ce qu’est être mère pour moi après avoir survolé les questionnements d'une future maman .

Oeil de face sur profil pour être prêt en Egypte

Petite j’ai été fascinée par la civilisation égyptienne. Il faut peut-être rajoutée que ma fascination est dirigée vers toutes les civilisations anciennes ou dites primitives et encore plus sur le traitement de l’art (dans tous ses prolongements). L’art mis au service des tombeaux reste une source inépuisable d’enchantement : l’embaumement mais aussi les fresques murales…
Mais il faut dire que la représentation humaine me déstabilisait. Moi qui essayais de représenter au plus près les visages je ne saisissais pas cette déformation du corps humain…il fallait prendre en considération le but ultime des artistes de cette époque : aider le défunt dans son dernier voyage…

*source photo
« On voit bien que le sculpteur ne s’efforçait pas de flatter son modèle ou de fixer un instant heureux de son existence. Il ne s’intéressait qu’à l’essentiel, négligeant les détails. (…) Cette combinaison de la régularité géométrique avec une observation aigüe de la nature caractérise tout l’art égyptien. »
Oui, oui, représenter les biens du défunt plus en forme de stockage que dans un milieu naturel…
« Ce qui comptait le plus, ce n’était pas que ce fût beau, mais que ce fût complet. Le devoir de l’artiste était de conserver chaque chose aussi clairement et aussi durablement que possible. Il ne s’agissait pas de croquer la nature telle qu’elle peut apparaitre sous un angle fortuit. Ils dessinaient de mémoire, suivant des règles strictes dont l’application assurait que tout ce qui devait figurer dans la peinture y serait parfaitement discernable. Leur méthode ressemblait plus, à vrai dire, à celle du cartographe qu’à celle du peintre. »

*source photo
Mais le défunt lui-même dans tout cela ?
« Chaque chose devait être représentée sous l’angle le plus caractéristique. (….) La tête se voit mieux de profil, aussi est-elle dessinée de côté. Mais si nous pensons à l’œil, nous le voyons de face. Aussi un œil vu de face est-il inséré dans cette vue latérale du visage. La partie supérieure du corps, épaules et poitrine sont plus lisibles de face, puisqu’on voit ainsi comment les bras s’attachent au corps. Mais les bras eux-mêmes, et les jambes en mouvement, se voient beaucoup plus clairement de profil. C’est pourquoi les personnages égyptiens semblent si étrangement plats et tordus. Mieux encore, les artistes égyptiens, trouvant de la difficulté à représenter le pied vu de l’extérieur, préféraient le profil intérieur, plus facile, qui du gros orteil monte vers la jambe. »
De même, les autres personnages moins importants étaient représentés avec une échelle plus petite sans considérer la grandeur réelle.
(extraits de "Histoire de l'art" d'Ernst Gombrich)

*source photo
Au fait, la momie de Toutankhamon est maintenant visible par tous pour mieux la conserver…au moins celle-ci n’est pas partie en jaune de momie!